Catherine a une version de ce qu'il s'est passé lorsqu'elle était avec les enfants aux alentours du marais peu avant leur disparition. Elle nous décrit l'arrivée de loups, la panique des enfants, leur noyade effroyable, sa fuite dans un arbre.
Où est la Vérité ? A l'instar de Giorgio et des autres personnages du film, nous commettons l'erreur de la chercher cette Vérité absolue, la Vérité des faits, celle qui nous renvoie à ce qui s'est réellement déroulé dans ce marais... Cette Vérité nous mène foncièrement à une autre vérité, celle qui nous appartient, celle qui nous confronte à notre propre subjectivité, en d'autre terme, à notre vérité.
Ainsi, pour la jeune Catherine, les loups sont apparus ; c'est sa vérité, c'est ce qu'elle a vécu au moment de la noyade des enfants. Quelle aurait été notre vérité à ce moment-là, nous ne pouvons pas savoir.
Catherine sait ce qu'elle sait, et ce qu'elle sait, elle le sait !
L'aspect tautologique de la phrase est évident, mais renvoie foncièrement à notre vécu subjectif des événements.
De notre point de vue, point de vue clinique du cas de Catherine, il semble vraisemblable que nous sommes face à une production délirante. La jeune enfant, sensible à ce qui l'entoure et se retrouvant confrontée à un quelconque événement pénible, investit son imaginaire